Quelles sont les personnes à risque par rapport à la spasmophilie ?

Tout le monde est susceptible de faire de la spasmophilie, car « mécaniquement » c’est l’adrénaline qui est le moteur de la crise d’angoisse, or tout le monde fonctionne grâce à l’adrénaline : votre père, votre mère, vos enfants et votre frère et votre soeur, votre voisin, les vedettes d’Hollywood, les gens importants, les politiciens, absolument tout le monde.

 

Faut-il être anxieux pour être une personne à risque ?

Absolument pas. Il n’y a pas vraiment de liens entre le fait d’être une personne anxieuse et le fait de développer un syndrome de spasmophilie. Des personnes apparemment très détendues souffrent également de crises et attaques de panique. Généralement les déclencheurs sont de type physiologiques et n’ont rien à voir avec le niveau d’anxiété.

 

À quoi sert une crise de panique ?

Quand il y a un danger bel et bien réel, comme être victime d’une agression, ou d’une catastrophe naturelle, la panique est une réaction normale. L’excédent d’adrénaline libérée par le corps permet à la personne d’avoir les ressources nécessaires pour s’enfuir, ou combattre.

 

Le problème ce sont les crises de panique inutiles

La personne qui souffre de spasmophilie souffre de crises d’angoisse sans aucune menace identifiable. Elle réagit par rapport à des événements tout à fait normaux et banals par une peur extrême. Par exemple quand elle est en train de faire la queue au supermarché ou quand elle arrive dans un endroit où il y a beaucoup de monde comme dans une soirée. L’adrénaline tout à coup envahit le corps de la victime de spasmophilie de façon subite à un tel point que celle-ci est envahie de sensations extrêmement désagréables. De plus cette adrénaline provoque un niveau de peur énorme qui fait perdre à la personne qui en souffre toute lucidité, ce qui lui empêche de comprendre ce qui se passe voire même ce qu’il faut faire. Le problème c’est que cette adrénaline ne peut pas se dissoudre dans le corps par une action physique qui permettrait de dépenser cette énergie là d’un seul coup. C’est la raison pour laquelle la personne veut s’enfuir en hurlant, en courant, comme si elle était victime d’un tremblement de terre. Alors qu’il n’a rien du tout, pas de danger réel. Son esprit rationnel réalise qu’il n’y a pas de danger réel. Cela provoque dès lors une confusion mentale énorme. Et malheureusement ce sentiment de détresse contient en lui le facteur qui provoquera la prochaine crise d’angoisse. Le cercle vicieux de la spasmophilie est ainsi amorcé.

 

Certaines personnes souffrent de spasmophilie de façon occasionnelle

Généralement les crises de panique de ces personnes se produisent dans des situations bien particulières comme le fait d’aller chez le dentiste, ou de prendre l’avion par exemple. En dehors de ces circonstances, elles n’en souffrent jamais. D’autres encore ne souffrent de crises de panique quand elles sont fatiguées, faibles physiquement, ou ont un rhume. Un nez bouché par exemple peut provoquer chez certaines personnes de l’hyperventilation qui disparaîtra dès que le rhume sera guéri.

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