Pourquoi l’anxiété et le stress durent-t’il autant dans une attaque de panique ?

Notre organisme dispose de tous les éléments nécessaires pour mettre en place des  réponses à la  panique qui sont en fait la préparation du corps pour faire face au danger : par le combat ou la fuite. C’est notre nature animale qui parle. Au moindre risque, le corps se met en alerte et dès que le risque n’existe plus, le corps retrouve son état normal, au calme.

Aussi longtemps que les risques persistent, le corps reste en alerte et utilise toute son énergie pour se tenir prêt à réagir. Voilà pourquoi le rythme cardiaque s’emballe ou que la respiration s’intensifie.  Pendant une crise de panique, étant donné que les risques n’ont pas été définis, le corps reste en alerte, sans pouvoir laisser la pression retomber. Puisque nous n’avons pas identifié le risque, comment savoir qu’il est parti ? Voilà pourquoi le corps reste tendu comme une arbalète prêt à décocher sa flèche, et que les symptômes persistent.

Le fait de manquer le facteur déclencheur puis l’état de tension corporelle prolongé qui s’en suit, renforce notre impression de ne plus rien maitriser. C’est aussi pour cette raison que les crises de panique sont si traumatisantes. La toute première crise nous terrorise et nous place dans un état de stress post-traumatique. Cela provoque notre hyper sensibilité aux événements extérieurs qu’ils aient un rapport ou non avec ce que nous avons vécu lors de la toute première attaque de panique.

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