La réaction aux catastrophes

angoisse-catastropheDans ces désastres généraux que constituent les incendies, les tremblements de terre, les accidents d’avion, les cyclones, toutes les catastrophes, qu’elles soient naturelles ou pas, les réactions des individus sont extrêmement complexes. Durant la catastrophe elle-même, beaucoup de gens sont apeurés et cèdent à la panique. Ils se mettent alors à fuir de manière anarchique, sans tentative réelle pour venir à bout de la menace ou pour se protéger efficacement. Mais tous ne réagissent pas ainsi : il arrive que l’on ait la réaction inverse et que l’on fasse preuve d’un sang-froid dont on se montrera par la suite le premier étonné.

M. M. par exemple rapporte : « Lorsque l’incendie débuta, je compris immédiatement qu’il fallait tirer les enfants de là. Comme il commençait à y avoir beaucoup de fumée, j’allai tout d’abord dans la cuisine, pris un linge que je mouillai et m’en fis un masque qui me permettrait de respirer. Puis je montai au premier étage et descendis les deux plus jeunes enfants, demandant aux deux derniers de m’attendre. Lorsque je voulus remonter, des flammes léchaient l’escalier. Je cherchai une couverture, mais n’en trouvai point. Je me souvins alors du plaid dans la voiture. J’allai le chercher, le mouillai, m’en enveloppai et repartis à l’assaut. Arrivé en haut, je me servis de la couverture pour éteindre quelques flammèches sur les vêtements des enfants et les poussai dans l’escalier. Ces deux voyages, bien qu’ils m’aient semblé durer une éternité, ne m’avaient pris qu’une minute à peine. Le temps semblait comme arrêté, suspendu. Heureusement, nous fûmes tous sains et saufs. Le plus étonnant de toute cette histoire est que j’ai toujours été une personne timide et craintive. J’ai aussi toujours eu une peur maladive du feu et des incendies. Je ne me serais jamais cru capable d’autant de sang-froid. »

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